Le Fabuleux Monde de Gaya
[Mathieu] Le 23/05/2006 à 07:18:35
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Histoire
Boo et Zino sont les deux héros de Gaya, le premier est un petit lunetteux inventif, le second un beau héros musclé toujours prêt à aider les jeunes filles en danger. Comme chaque année à lieux le grande course où le vainqueur remporter comme lot un baiser de la princesse Alanta. Cependant, les Snurks, trois affreux, ennemis éternels de Boo et Zino, vont tenter de remporter la course en trichant.
Bien que Zino s'en sorte victorieux, au moment de la victoire, un étrange vortex apparaît au dessus de leurs têtes, et la Dalamite, une pierre magique qui fournit son énergie au monde de Gaia, est dérobée par le professeur N. Icely (son nom pouvant se lire "nicely" qui signifie "gentillement", mais son nom "icely" veut dire "glacial"), nos deux héros, la princesse et les trois snurks, en voulant récupérer leur pierre magique, se retrouveront projettés dans notre monde et devront joindre leurs forces pour réussir à rentrer chez eux.
Dans ce monde inconnu, ils découvriront alors qu'ils sont des personnages issus d'un show télévisés très fameux créé par Albert Drollinger. Si leurs actions étaient jusqu'à présent déterminées par l'écriture de leur créateur, le passage dans le monde réel leur permet alors d'accéder au libre arbitre.
Avis
En deux mots, le Fabuleux Monde de Gaya est un divertissement sympatique. J'en ai lu quelques mauvaises critiques ça et là sur Internet, et je n'irai pas jusque là. Néanmoins, avant de commencer à visionner le film, ce que j'en avais lu m'avais induit en erreur. Comme il est dit dans le résumé, les personnages sont aspirés depuis le monde d'une série télé jusque le monde réel. Pour ma part, j'avais compris que le film était tiré d'une série télé. J'en avais donc déduit que le traitement des personnages étaient différents, que le film était avant tout prévu pour ceux qui connaissaient déjà les personnages et qu'il était donc normal d'avoir une introduction un peu abrupte du monde des héros puisque celui-ci était déjà connu à l'avance.
Evidemment, en découvrant après coup que le film n'était pas tiré d'une série télé mais représente une seule histoire indépendante, je peux me permettre d'être un peu plus critique sur les personnages. Relativement stéréotypés et assimilables, il n'est pas difficile de faire les liens entre chacun, le scénario use de ficelles assez classiques pour qu'on ne soit pas perdu.
Après, sans être particulièrement objectif, certains éléments du film m'ont rappelé certains souvenirs, le scénario général rappelle par certains aspects celui du RPG Star Ocean 3, le design des héros fait grandement penser aux personnages de l'éditeur Naughty Dog à qui ont doit le jeu vidéo Jak & Daxter, et les Snurks, avec leur bouille et leurs oreilles pointues m'ont remis en tête des images des films Gremlins.
L'un dans l'autre, on aurait pu se trouver avec de plus mauvaises références, et en rajoutant à ceci un humour bon enfant, un scénario un peu simpliste mais rempli d'action et d'humour et on se retrouve avec un film qui se laisse facilement regarder, genre le dimanche en famille.
Maintenant, il ne faut pas chercher plus loin puisque chaque avantage a pratiquement un défaut qui lui correspond. Si les personnages sont facilement identifiables, pour les besoins du scénario, ils sont très peu détaillés. Les Snurks sont les méchants de l'histoire, mais la princesse du royaume et l'un des trois affreux sont attirés l'un par l'autre sans qu'on sache vraiment pourquoi. La princesse d'ailleurs, rappelle grandement Fiona de Shrek, le héros a un petit côté Hercules, d'ailleurs, en version anglaise, Boo nomme son compagnon « Wonderboy », nom donné à Hercules dans sa version Disneyenne, le grand méchant de l'histoire a tous les traits caractéristiques du méchant de film, malingre, vieux, le crâne rasé, une petite voix nasillarde et sa blouse de scientifique. Conclusion, n'allons pas chercher une quelconque nouveauté du côté des personnages.
Le film se permet tout de même un second niveau de lecture pour attirer les adultes puisque les personnages de fiction, une fois dans le monde réel, deviennent maître de leurs actions, il y a donc un début de réflexion sur le libre-arbitre et la liberté de chacun, mais ça n'en fait pas non plus l'intérêt du film.
Les principales critiques qui accablent le film sont généralement un scénario pas recherché, des personnages peu charismatiques et des scènes qui s'enchaînent sans réel intérêt. Après quoi, le film cible avant tout un public de jeunes enfants (10-12 ans) qui n'ont pas forcément grand-chose à faire des réflexions philosophiques et pour qui voir les héros du film dans des situations plus abracadabrantes les unes que les autres suffira.
A ce sujet, le film réussit son pari. Les scènes sont très bien réalisées, les personnages ont été modélisés en utilisation la technique de la motion capture et le résultat est très crédibles, notamment au niveau des volumes et des ombres que j'ai trouvés particulièrement bien rendus.
Maintenant, c'est sûr que ce n'est pas le film du siècle, ça ne vaut pas un Pixar, mais ça n'en est pas moins un mauvais film, qui permet au spectateur de passer un agréable moment.
Deux mots concernant le DVD : deux versions existent, une classique, et une collector incluant une sucette lumineuse. Niveau bonus, quelques petits reportages intéressants qui montrent l'équipe au travail en décomposant le travail à chaque étape : création des designs, modélisations, motion capture, animation... Le tout est relativement court mais très instructif.
Ca c'est l'analyse de Mathieu, la mienne elle ne va pas tarder... il faut que je vois la fin du film avant, tout de même.
Tiens!!! qu'est-ce que j'ai dis il y a 5mn dans un autre commentaire?? une mine d'or ce blog !! nan mais z'avez vu un peu l'analyse que vous faites?? vous m'impressionnez quand même... bravo bravo !!
Faut bien que ça serve à quelque chose (ou à quelqu'un, c'est selon)
Ce qui est sympa avec vous c'est que d'un seul coup je m'intéresse au cinéma d'animation.
Enfin, je découvre, hein...
Merci Do et Mat.